The Division of Labor and Social Order | Carmen Dorobăț

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Why Good Economics Requires Good Theory

2/06/2018

It is generally held that by means of statistical and mathematical methods one can organize historical data into a useful body of information, which in turn can serve as the basis for the assessments of the state of the economy. It is also held that the knowledge secured from the assessment of the data is likely to be of a tentative nature since it is not possible to know the true nature of the facts of reality.

Some economists such as Milton Friedman held that since it is not possible to establish “how things really work,” then it does not really matter what the underlying assumptions of a theory are. On this way of thinking, what matters is that the theory can yield good predictions.

According to Friedman,

The ultimate goal of a positive science is the development of a theory or hypothesis that yields valid and meaningful (i.e., not truistic) predictions about phenomena not yet observed…. The relevant question to ask about the assumptions of a theory is not whether they are descriptively realistic, for they never are, but whether they are sufficiently good approximation for the purpose in hand. And this question can be answered only by seeing whether the theory works, which means whether it yields sufficiently accurate predictions.1

For instance, an economist forms a view that consumer outlays on goods and services are determined by disposable income. Based on this view he forms a model, which is then validated by means of statistical methods. The model is then employed in the assessments of the future direction of consumer spending.

If the model fails to produce accurate forecasts, it is either replaced, or modified by adding some other explanatory variables. What matters here is how well consumer outlays are correlated with various variables in order to secure a good predictive model. In this sense, all that an economist requires is to establish a good fit between dependent variable and various other variables.

On this way of thinking, we form our view regarding the real world based on how well the various pieces of information are correlated with each other.

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L’Ecole autrichienne et son importance pour la science économique moderne*

Dans ce texte de 1996 intitulé «Die Österreichishe Schule und ihre Bedeutung für die moderne Wirtschaftswissenschaft» (traduit en français par François Guillaumat, “L’école autrichienne et son importance pour la science économique moderne“), Hans Hermann Hoppe rappelle ce qu’est la tradition des économistes qui a constitué l’Ecole de pensée économique dite « autrichienne » , de Carl Menger (1840-1921) à Murray Rothbard (1926-95).

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“L’histoire  ostensible**  de l’Ecole autrichienne  est rapide  à raconter.
Celle-ci  commence avec  Carl Menger (1840-1924)  et ses Principes de l’économie politique. [Grundsätze der Volkswirtschaftslehre]  parus en  1871.
Cet ouvrage faisait de Menger — en même temps que William Stanley Jevons  et Léon Walras  mais  indépendamment d’eux —  le fondateur  de la théorie moderne,  “subjectiviste”,  de la valeur.

C’est Menger qui,  comme disait Joseph Schumpeter,  est le démolisseur de David Ricardo  et du système ricardien[1].
Alors que l’économie politique britannique classique  — d’Adam Smith à John Stuart Mill  en passant par Ricardo  et  Karl Marx —  avait toujours  vainement cherché  à expliquer  la valeur  des biens  et leurs prix  par des grandeurs  “objectives”  telles que l’effort de travail  et/ou  les coûts de production,
Menger  opéra  une révolution copernicienne  en démontrant
– que  — bien au contraire —  ce sont l’effort de travail  et les coûts de production  qui sont déterminés  par les valeurs et les prix anticipés,  et
– qu’un principe unique — celui  de la valeur subjective  à  la marge  [la valeur perçue  des objets  de l’action  à l’occasion  de celle-ci] — peut expliquer  l’ensemble des phénomènes économiques :  la rareté,  la production,  l’échange,  la monnaie et l’intérêt[2].

L’école autrichienne atteignit son deuxième sommet  avec Eugen von Böhm-Bawerk  (1851-1914),  disciple le plus important de Menger,  et son Kapital und Kapitalzins  [Capital et intérêt]  paru en 1884.
Böhm-Bawerk compléta  l’oeuvre de Menger  dans les domaines  de la théorie de l’intérêt et du capital,  pour l’étendre  jusqu’à une théorie systématique  de l’économie capitaliste.

Puis  lui succéda  son plus brillant disciple,  Ludwig von Mises (1881-1973).
La position prépondérante  de Mises  au sein  de l’école autrichienne  repose sur quatre oeuvres  maîtresses :
– la Theorie des Geldes  und der Umlaufsmittel  de 1912 [Théorie de la monnaie et du crédit*],
Die Gemeinwirtschaft, ‘ Untersuchungen über den Sozialismus  de 1922 [Le Socialisme (1952)**],
Human Action,  A Treatise on Economics publié  en 1949 [L’Action Humaine (1985)] et
– Theory and History. An Interpretation  of Social  and Economic  Evolution  paru en 1957***.

Avec ces travaux,  Mises  élargissait  le système  de Menger  et Böhm-Bawerk  à  la théorie monétaire  et conjoncturelle  pour en faire une théorie de toutes les formes pensables de la coopération sociale. En outre,  s’appuyant  sur les Recherches sur la méthode des Sciences sociales et  de l’économie politique (1883) [Untersuchungen  über die Methode  der Sozialwissenschaften und der politischen Ökonomie insbesondere****]  de Menger,  Mises était parvenu
– à élucider les fondements  philosophiques et épistémologiques  de la théorie de la valeur  “subjective” ainsi que de l’économie politique,  et
– à reformuler les énoncés de la théorie économique  comme ceux d’une “logique de l’actiona priori,  axiomatique-déductive (la praxéologie) et,  partant  de là,
– à proposer  une représentation  systématiquement  complète  du corpus  des sciences sociales théoriques  qu’il était possible  de reconstruire  sur  la base de la praxéologie.

Et enfin,  le théâtre des opérations  s’étant déplacé de Vienne,  de l’Autriche  et de l’Europe  vers New York et les Etats-Unis  à la suite de l’émigration de Mises en 1940 aux Etats-Unis,  apparut le plus grand des disciples de Mises,  Murray N. Rothbard (1926-1995,
– avec son Man, Economy, and State  en 1962,
The Ethics of Liberty en 1982 [L’Ethique de la liberté (1991)],
– puis Economic Thought  Before Adam Smith  et Classical Economics  en 1995.

Dans ces ouvrages,  Rothbard  nettoyait  les incohérences  restant dans le système misésien,  en matière de théorie du monopole  et de théorie de l’Etat  (la production de la sécurité).
Il associait l’économie autrichienne  (la praxéologie)  et  la théorie du droit naturel  (l’éthique)  dans une théorie générale  (libertarienne)  de la liberté humaine.
Il projetait  et esquissait aussi  le programme d’une historiographie  “révisionniste”,  éclairée par l’économie et  la philosophie politiques.

La suite sur le présent site.

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Comment démarxiser l’économie politique : un premier exemple.

1. Analyse des échanges de marchandises.

Jusqu’au début du XXème siècle, les économistes ont cherché à expliquer les échanges de marchandises entre les gens observés, voire à prédire leur avenir.

Ils définissaient ces échanges
– comme des résultats des actes des gens plutôt que
– comme les actes eux-mêmes
et faisaient intervenir les notions d’offre et de demande de marchandises.

Les raisonnements étaient alors incertains.

Seuls régnaient,
– d’un côté, la “théorie de l’équilibre économique général” qui enveloppait l’ensemble, et,
– de l’autre, une mathématique, à savoir la “théorie des systèmes d’équations linéaires” de Gabriel Cramer, qui aidait les économistes (à en croire certains …).

Le cas échéant, l’accent était mis sur la « théorie des prix » ou sur la « théorie du taux d’intérêt » au prix d’hypothèses mal cernées …

a. Méthodes d’échange.

Les échanges entre gens cachaient des méthodes nécessaires à leur fonctionnement, comme le “troc” (l’échange synallagmatique direct), l’échange bilatéral indirect avec monnaie ou l'”échange de marché organisé” avec offre d’une population et demande d’une autre.

Faut-il le rappeler :
– sans échange, pas besoin ou désir de méthode d’échange, en particulier pas d’intermédiaire …
– avec échange, il y a différentes méthodes d’échange qui ont vu le jour dont celles faisant intervenir l’intermédiaire des échanges qu’est ce que Jean Baptiste Say (1815) a dénommé “monnaie”.

b. Coût de l’échange.

Au départ de leur science, les économistes avaient reconnu que l’action d’échange était coûteuse (cf. Ulph et Ulph, 1975).

Mais, du fait de leurs travaux de recherche et de l ‘accent qu’ils mettaient sur les résultats de l’action d’échange plutôt que sur la “loi de l’économie“, ils en étaient arrivés
– à laisser de côté le coût de l’acte d’échange ou bien
– l’avaient supposé nul comme les résultats ex post des échanges qu’ils considéraient les amenaient à le faire.

La suite sur le blog du professeur Georges Lane

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Entrepreneurship: Kirzner vs. Mises

[Originally appeared as “Professor Hébert on Entrepreneurship” in the Journal of Libertarian Studies 7, no. 2 (Fall, 1985): 281–86.]

​Since I admittedly know more about Austrian economic theory than about Richard Cantillon, I would like to focus my comments on the Austrian aspects of Professor Hébert’s paper, in particular his discussion of entrepreneurship. Hébert is correct in his discussion of the differences between Mises’s and Kirzner’s concept of the entrepreneur and in his critique of the Kirzner approach.

Mises conceives of the entrepreneur as the uncertainty-bearer, who receives profits to the degree that he can successfully forecast the future, and suffers losses to the extent that his forecasting goes awry. One evident case of rewards in proportion to the success of forecasting is the stock or commodity market. The stock or commodity speculator, furthermore, clearly suffers losses to the extent that his forecasting is significantly less accurate than that of his fellow speculators. But Mises points out that the market as a whole is in the same situation as the stock or commodity market. The entrepreneur who buys raw material and hires labor, and who thereby incurs costs in order to produce a future product, is expecting that he will be able to sell the product to customers for a revenue greater than the costs. Just as the stock speculator purchases stock in the hope and the expectation that it will rise in price, so the employer incurs costs in the expectation that he will be able to sell the product at a greater price.

 

La suite sur Mises Institute

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Connaissez vous Jean-Baptiste Say, ce géant de l’économie ?

Par Damien Theillier
Un article de l’Institut Coppet

Jean-Baptiste Say est né à Lyon en 1767. Il est issu d’une vieille famille protestante du sud de la France, qui s’est installée à Genève puis à Paris. À l’âge de quinze ans, au plus fort de la Révolution française, il est fortement influencé par l’autobiographie de Benjamin Franklin, ses principes d’économie, d’éducation et de vie morale. Il passe également deux ans à Londres, où il apprend l’anglais et lit La Richesse des nations d’Adam Smith.

Comme rédacteur en chef de la revue des « Idéologues »La Décade philosophique, littéraire et politique, il écrit des articles sur la philosophie sociale puis l’économie politique de 1794 à 1799. En 1799 il est nommé au Tribunat, où il siège au Comité des finances. Cependant Napoléon, souhaitant mener une politique protectionniste axée sur la guerre, l’évince du Tribunat en 1806, après la publication du Traité d’économie politique qui critique sa politique. Say va saisir cette opportunité pour se lancer dans les affaires. Il monte une entreprise de filature et se retrouve bientôt à la tête de 400 salariés.

Malgré l’interdiction de Napoléon, le Traité va connaître quatre éditions du vivant de Say. Thomas Jefferson le lit dans une traduction en anglais en 1821. Il écrit alors que le livre de Say est « plus court, plus clair et plus sain » que La Richesse des nations. Jefferson propose même à Say de venir enseigner à l’Université de Virginie, mais celui-ci refuse, préférant vivre à Paris. L’édition anglaise du Traité restera le manuel d’économie le plus populaire aux États-Unis jusqu’à ce qu’il soit remplacé par celui de John Stuart Mill suite à la Guerre de Sécession.

En 1819, cherchant à diffuser sa pensée, Say inaugure le premier enseignement d’économie politique en France au Conservatoire des arts et métiers où il est nommé professeur. Il participe la même année à la fondation de l’École spéciale de commerce et d’industrie, aujourd’hui l’ESCP-Europe. Il est nommé en 1830, professeur d’Économie politique au Collège de France, chaire qui est créée pour lui.

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Catéchisme d’économie politique

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Optimal Monetary Policy

11/15/2017            Jörg Guido Hülsmann

 

Mainstream writings on monetary policy typically focus on the goals that are assumed to be the goals of monetary policy makers. Inflation targeting, employment, equilibration of the balance of payments, growth targets for monetary aggregates, the stabilization of exchange rates, GDP, or asset prices—these and similar goals for monetary policy are discussed in more or less detail in present-day textbooks. When it comes to the means by which these ends are to be reached, the discussion stops altogether and gives way to a description of the technicalities of open market policies, discount rates, reserve requirements, and so on.

In the present article, we will neglect these technicalities of monetary policy and focus on ultimate means and ends. The rationale for this procedure is twofold.

On the one hand, ends such as inflation targeting and growth rates of monetary aggregates are not ultimate, but intermediate ends. The tacit understanding is that they are more or less closely related to the attainment of the ultimate end—the reduction of scarcity (increase of “prosperity” or “wealth”). Our approach allows us to sidestep the discussion of the validity of this tacit understanding. We will directly address the more fundamental question to what extent monetary policy can and does affect the wealth of the community of money users at all.

On the other hand, the focus on ultimate means allows us to study monetary policy from a far more general point of view than is usually done. In particular, it allows us to interpret the institutional framework of money production as one of the means of monetary policy, and to compare different institutional set-ups. Our approach takes it for granted that central banks, the IMF, the World Bank, and other national and international monetary organizations are not ultimate givens, but creatures of the human will. They are means of monetary policy in the fundamental sense in which we understand this word. And as mere means to an end, rather than ends in themselves, they can be compared to other institutional arrangements that are supposed to attain the same ultimate end of reducing scarcity.

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