Entrepreneurship: Kirzner vs. Mises

[Originally appeared as “Professor Hébert on Entrepreneurship” in the Journal of Libertarian Studies 7, no. 2 (Fall, 1985): 281–86.]

​Since I admittedly know more about Austrian economic theory than about Richard Cantillon, I would like to focus my comments on the Austrian aspects of Professor Hébert’s paper, in particular his discussion of entrepreneurship. Hébert is correct in his discussion of the differences between Mises’s and Kirzner’s concept of the entrepreneur and in his critique of the Kirzner approach.

Mises conceives of the entrepreneur as the uncertainty-bearer, who receives profits to the degree that he can successfully forecast the future, and suffers losses to the extent that his forecasting goes awry. One evident case of rewards in proportion to the success of forecasting is the stock or commodity market. The stock or commodity speculator, furthermore, clearly suffers losses to the extent that his forecasting is significantly less accurate than that of his fellow speculators. But Mises points out that the market as a whole is in the same situation as the stock or commodity market. The entrepreneur who buys raw material and hires labor, and who thereby incurs costs in order to produce a future product, is expecting that he will be able to sell the product to customers for a revenue greater than the costs. Just as the stock speculator purchases stock in the hope and the expectation that it will rise in price, so the employer incurs costs in the expectation that he will be able to sell the product at a greater price.

 

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Connaissez vous Jean-Baptiste Say, ce géant de l’économie ?

Par Damien Theillier
Un article de l’Institut Coppet

Jean-Baptiste Say est né à Lyon en 1767. Il est issu d’une vieille famille protestante du sud de la France, qui s’est installée à Genève puis à Paris. À l’âge de quinze ans, au plus fort de la Révolution française, il est fortement influencé par l’autobiographie de Benjamin Franklin, ses principes d’économie, d’éducation et de vie morale. Il passe également deux ans à Londres, où il apprend l’anglais et lit La Richesse des nations d’Adam Smith.

Comme rédacteur en chef de la revue des « Idéologues »La Décade philosophique, littéraire et politique, il écrit des articles sur la philosophie sociale puis l’économie politique de 1794 à 1799. En 1799 il est nommé au Tribunat, où il siège au Comité des finances. Cependant Napoléon, souhaitant mener une politique protectionniste axée sur la guerre, l’évince du Tribunat en 1806, après la publication du Traité d’économie politique qui critique sa politique. Say va saisir cette opportunité pour se lancer dans les affaires. Il monte une entreprise de filature et se retrouve bientôt à la tête de 400 salariés.

Malgré l’interdiction de Napoléon, le Traité va connaître quatre éditions du vivant de Say. Thomas Jefferson le lit dans une traduction en anglais en 1821. Il écrit alors que le livre de Say est « plus court, plus clair et plus sain » que La Richesse des nations. Jefferson propose même à Say de venir enseigner à l’Université de Virginie, mais celui-ci refuse, préférant vivre à Paris. L’édition anglaise du Traité restera le manuel d’économie le plus populaire aux États-Unis jusqu’à ce qu’il soit remplacé par celui de John Stuart Mill suite à la Guerre de Sécession.

En 1819, cherchant à diffuser sa pensée, Say inaugure le premier enseignement d’économie politique en France au Conservatoire des arts et métiers où il est nommé professeur. Il participe la même année à la fondation de l’École spéciale de commerce et d’industrie, aujourd’hui l’ESCP-Europe. Il est nommé en 1830, professeur d’Économie politique au Collège de France, chaire qui est créée pour lui.

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Catéchisme d’économie politique

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Optimal Monetary Policy

11/15/2017            Jörg Guido Hülsmann

 

Mainstream writings on monetary policy typically focus on the goals that are assumed to be the goals of monetary policy makers. Inflation targeting, employment, equilibration of the balance of payments, growth targets for monetary aggregates, the stabilization of exchange rates, GDP, or asset prices—these and similar goals for monetary policy are discussed in more or less detail in present-day textbooks. When it comes to the means by which these ends are to be reached, the discussion stops altogether and gives way to a description of the technicalities of open market policies, discount rates, reserve requirements, and so on.

In the present article, we will neglect these technicalities of monetary policy and focus on ultimate means and ends. The rationale for this procedure is twofold.

On the one hand, ends such as inflation targeting and growth rates of monetary aggregates are not ultimate, but intermediate ends. The tacit understanding is that they are more or less closely related to the attainment of the ultimate end—the reduction of scarcity (increase of “prosperity” or “wealth”). Our approach allows us to sidestep the discussion of the validity of this tacit understanding. We will directly address the more fundamental question to what extent monetary policy can and does affect the wealth of the community of money users at all.

On the other hand, the focus on ultimate means allows us to study monetary policy from a far more general point of view than is usually done. In particular, it allows us to interpret the institutional framework of money production as one of the means of monetary policy, and to compare different institutional set-ups. Our approach takes it for granted that central banks, the IMF, the World Bank, and other national and international monetary organizations are not ultimate givens, but creatures of the human will. They are means of monetary policy in the fundamental sense in which we understand this word. And as mere means to an end, rather than ends in themselves, they can be compared to other institutional arrangements that are supposed to attain the same ultimate end of reducing scarcity.

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Philippe Nemo ou le plaisir de se sentir intelligent.

Ma bibliothèque est dans un désordre effroyable, une chatte n’y retrouverait pas ses petits.

Une exception à cette règle cependant : le rayon tout en haut est consacré aux œuvres qui m’ont marqué depuis que je lis autre chose que le journal de Spirou. On y retrouve Toynbee, René Girard, Milton Friedman, Tocqueville, Bastiat, Jouvenel, Soljenitsyne, Revel, Sauvy et bien d’autres encore.

Depuis que L’IDL existe, deux livres ont rejoint ce « panthéon », ce qui est peu compte tenu du nombre de livres que j’ai lu dans les cinq ou six dernières années, et j’ai fait pour chacun d’entre eux une recension au bénéfice des lecteurs.

Il s’agissait de:

  • « Ils ont acheté la presse de Benjamin Dorman» chez Jean Picolec, dans lequel l’auteur montrait  que la presse et les media avaient été acheté tout à fait officiellement en France par des milliardaires souvent de gauche mais toujours proches du pouvoir, tout en étant subventionnés à hauteur de  centaines de million d’euro par an par l’état… ce qui ne surprend plus personne dans notre beau pays.
  • « Rome, du Libéralisme au Socialisme» de Philippe Fabry, chez Jean-Cyrille Godefroy, passionnant exercice qui nous faisait comprendre comment la Rome antique était passée de l’état de Droit au droit de l’état.

Un troisième livre va connaitre cette promotion verticale et il s’agit de « Philosophie de l’impôt», de Philippe Nemo aux Presses Universitaires de France, où il va rejoindre « Qu’est que l’Occident » du même auteur qui est vraiment un ouvrage que tout «honnête homme» devrait avoir lu.

Philosophie de l’impôt va donc rejoindre les étages supérieurs où se situent mes amis, c’est à dire les livres que je ne veux pas avoir à chercher quand j’ai envie de les relire dans les moments où le désespoir me gagne tant le monde est par trop encombré de médiocres.Et du coup, je me suis posé la question suivante : Qu’est qui m’amène à décider que tel ou tel livre va rejoindre ou pas le rayon supérieur ?

Je vais essayer de répondre à cette question avant que de vous parler de cet ouvrage.

Dans le fond, la lecture est un dialogue entre un auteur qui a vraiment quelque chose à dire et un lecteur qui a vraiment envie d’écouter. Beaucoup de livres sont écrits par des «mondains» à la plume facile et ils sont souvent fort agréables à parcourir. Mais ils ne changent pas votre vie. Et puis de temps en temps, souvent par hasard, l’on tombe sur un auteur qui se met à « vivre » en vous. Les idées nouvelles qu’il a apportées se mettent à germer et à croitre dans votre cerveau au point que cela en devient parfois gênant tant elles peuvent devenir envahissantes. Rien de surprenant dans ce phénomène puisque cela veut dire que notre système de croyances et de certitudes est en train de se réorganiser lentement mais surement. Et ce processus est extrêmement pénible mais oh combien nécessaire pour quiconque ne veut pas mourir.

Et, en y réfléchissant bien, j’aurais tendance à classer le dernier étage de ma bibliothèque en quatre rayons.

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La décadence de la sciences économique continue

En 1979, Henri Guitton (1904-92) a publié un livre intitulé De l’imperfection en économie où il ne citait pas un texte de Friedrich von Hayek (1899-1992) intitulé “Nature et historique du problème” – publié dans L’économie dirigée en régime collectiviste (1939) au premier chapitre, – quoique certains de ses propos s’en inspirassent … tacitement.

Nous approchons de 2019, tout ce qu’a écrit Hayek alors, il y a quatre-vingts ans, est d’une actualité brûlante.
On ne peut pas en dire autant du livre de Guitton.

1. La décadence de la science économique.

Rappelons la structure du texte de Hayek :

1. Ignorance du problème
2. Problèmes économiques et technologiques
3. La décadence de la science économique
4. L’attitude du marxisme.
5. Socialisme et planisme.

6. Les différents types de socialisme.
7. Planisme et capitalisme .
8. Base de la critique moderne.
9. La guerre et ses effets sur le socialisme européen .
10. Mises, Max Weber et Brutzkus

11. Études plus récentes.
12. Buts de notre étude.

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Trois grands oublis.

1. La “loi de l’économie”.

On se serait attendu à ce que la loi de l’économie fût au départ de l’économie politique comme son expression le laisserait penser au premier venu.
Il n’en a rien été.

a. L’économie politique.

D’où vient l’économie politique ?

… C’est en 1615 que l’Économie politique a reçu pour la première fois le nom sous lequel elle est aujourd’hui connue, dans un livre français, le Traicté de l’OEconomie Politique, par Antoine de Montchrétien. (Gide, 1931, p.15)

après que Jean-Baptiste Say en 1815 avait précisé que :

“Qu’est-ce que nous enseigne l’économie politique ?

Elle nous enseigne comment les richesses sont produites, distribuées et consommées dans la société.”
Tout cela est bel et bon, mais Say en était arrivé aussi à mettre l’accent
– sur le gouvernement de l’Etat d’un pays et
– non pas sur la valeur, les richesses, les choses, etc. que les gens cernaient ou produisaient, valorisaient et échangeaient, étant donné la nature, la réalité, où ils se trouvaient et dont chacun ne pouvait qu’avoir une connaissance limitée (cf. ce billet d’août 2017) .

Et le fil conducteur de la valeur a été rompu.

Dans le livre intitulé Recherches sur les principes mathématiques de la théorie des richesses 1838, il y a donc 180 ans, Antoine Augustin Cournot précisait :

“La science a laquelle on donne le nom d’Economie politique, et qui a si fort occupé les esprits depuis un siècle, est aujourd’hui plus répandue que jamais.

Elle est entrée avec la politique proprement dite en partage de ces grands journaux qui sont le plus puissant instrument de publicité ;
mais on a tant été fatigué de théories et de systèmes, que maintenant on veut, comme on dit du positif, c’est-à-dire dans cette matière, des relevés de douance, des documents statistiques, des renseignements administratifs, propres à éclairer par l’expérience ces questions importantes qui s’agitent devant le pays, et auxquelles toutes les classes de la société sont si directement intéressées.”

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Gérard Dréan : la révolution monétaire

Gérard Dréan, spécialiste de l’école autrichienne d’économie, membre de la Société d’économie politique et chargé de mission à la Fondation de l’École Polytechnique (dont il est issu), ayant passé une trentaine d’années chez IBM, nous a exposé les tenants et les aboutissants de l’actuelle révolution monétaire

 

 

 

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