Code du travail : (très) loin d’une grande réforme

A force de vouloir satisfaire des syndicats non représentatifs, les mesures annoncées par le gouvernement français sont insuffisantes et ne vont probablement pas libérer le marché du travail qui en aurait bien besoin. Une occasion ratée.

Sommaire

– Rien dans les ordonnances ne confère plus de facilités de licenciement aux entreprises

– En Allemagne, une entreprise avec moins de 10 salariés peut licencier sans indication de motifs et il n’y a pas d’indemnités obligatoires de licenciement

Rien dans les ordonnances ne confère plus de facilités de licenciement aux entreprises

Certes, il y a des points positifs concernant la limitation à 12 mois du délai de recours devant les prud’hommes, la limitation des cas de remise en cause des accords pour vice de forme, la possibilité de négocier sans syndicats dans les entreprises de moins de 50 salariés, la facilité du recours au référendum d’entreprise et la fusion des instances représentatives du personnel.
Mais l’extension des ruptures conventionnelles à des procédures collectives encouragera les abus que permettent déjà trop souvent les ruptures conventionnelles individuelles. Le plafonnement des indemnités prud’homales est compensé par la hausse des indemnités de licenciement de 25 %, ce qui est beaucoup. Globalement, les entreprises seront perdantes car elles supportent, heureusement, beaucoup plus de licenciements au minimum que de ruptures plus douloureuses devant les tribunaux. La négociation élargie dans les petites entreprises entre la direction et le personnel est une bonne chose mais le renforcement du rôle des branches dans plusieurs domaines, notamment concernant les CDD et les CDI de chantier, ne va pas forcément donner de l’air aux entreprises. On peut même dire qu’il s’agit de plus de pouvoirs accordés aux syndicats grâce aux accords de branche. Et c’est précisément la seule chose que les syndicats voulaient car ils vivent de ces accords de branches renégociés sans fin et c’est ce qui accroît leur pouvoir au détriment des salariés.

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Ce que ne voient pas les détracteurs du libéralisme

Par Guillaume Moukala Same.

À l’aube de ce nouveau mandat, mes pensées vont à la jeunesse révolutionnaire qui, en quête d’un changement radical, s’est laissée séduire par la démagogie. Parmi leurs maîtres à penser, Noam Chomsky, dont le documentaire Requiem for the American Dream1  m’a inspiré cet article.

Bien que ce documentaire soulève de vraies questions comme les crises financières, la concentration du pouvoir, la corruption, la mobilité sociale, la pauvreté, et bien d’autres, ces réflexions nourrissent la haine à l’encontre du libéralisme.

L’ERREUR ANTI-LIBÉRALE

Je ne m’attarderai par sur le caractère irréalisable voire totalitaire de l’idéal chomskyen d’une société libre où tout est soumis à un « contrôle participatif et démocratique », ce n’est pas le sujet de cet article. Je tenterai plutôt d’expliquer pourquoi tourner le dos au libéralisme en réponse à l’observation qu’on peut faire du monde aujourd’hui est une erreur.

Je ne dis point là que le monde est parfait ni qu’il n’y a aucune raison de s’indigner. Bien sûr qu’il y en a et bien sûr que tout n’est pas au mieux dans le meilleur des mondes.

Néanmoins, il me semble que toute la réflexion qui s’étale sur des siècles dont nos sociétés libres et prospères sont le fruit est de plus en plus malmenée, au point qu’on en oublie les révolutions conceptuelles et philosophiques qui ont forgé l’identité de notre civilisation.

Je tiens donc ici à rappeler les leçons que les penseurs occidentaux ont tiré de l’histoire pour que le génie incompris du libéralisme obtienne la reconnaissance qu’on lui doit.

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Des oublis, volontaires ou non…

Il est un fait que l’homme ignore en partie la réalité, économique ou autre, où il vit, dont il est un élément, et dont il essaie de s’échapper par la pensée ou par ce qu’il dénomme la « science ».

Libre à lui de croire ou d’avoir conscience que, par ses découvertes ou ses inventions (innovations), il amoindrit l’ignorance et affermit la connaissance acquise.

Il a toujours en face de lui le socialiste qui n’a que faire de tout cela, pour qui est seul important ce qu’il dénomme “inégalité entre les gens”, sa certitude supportée par des statistiques du moment et des moments passés, et qui demande aux hommes de l’état de la réduire … à l’égalité par les pires moyens, en dépit des privilèges étatiques qu’il voit d’un bon œil, à commencer, en général, par les siens dont il ne parle pas.

1. Sans ignorance de la réalité, pas de savant, pas d’action humaine.

L’économie subjectiviste a pour point de départ les notions d’ignorance et de temps… (cf. O’Driscoll et Rizzo (1996), The Economics of Time and Ignorance, 1ère édition 1985)

Je laisserai de côté la notion de temps (cf. ce billet de juin 2017) pour mettre l’accent
– non pas sur celle de l’ignorance (cf. billet d’avril 2017) … ignorée en général car l’auteur se situe dans un contexte de certitude ou d’incertitude tout en confondant ignorance et incertitude … (cf. texte de Greenspan, 2000 sur la technologie de l’information : “…expansion of knowledge and its observe, reduction of uncertainty”),
– mais sur celle de la connaissance limitée

 

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Hayek devant la société du Mont Pèlerin

My lords1. Mesdames et Messieurs,

Voici exactement quarante ans, le dernier jour de février2, je développai devant la Political Society du King’s College à Cambridge, l’idée qu’il devrait exister, pour que les contacts internationaux ne soient pas réservés aux étatistes de diverses obédiences, des relations privées entre les penseurs libéraux, et que nous devrions envisager la constitution d’une association que, comme je le remarque dans mon manuscrit, je proposais déjà d’appeler la société Acton-Tocqueville3, deux grands penseurs libéraux du siècle dernier. C’était, bien sûr, au moment où je venais de publier en Angleterre, quelques semaines auparavant, le livre qui devait paraître aux États-Unis un peu plus tard en cette année 1944, La Route de la servitude4. Quelques semaines seulement après ce discours de King’s College, un monsieur George Orwell publia un compte rendu de La Route de la servitude. Je n’irais pas jusqu’à dire que je savais, à l’époque, qu’il était déjà à la recherche d’un éditeur pour son livre fameux5, mais il me semble en tout cas qu’il a beaucoup plus contribué que La Route dans sa forme originale, à provoquer la réaction contre le totalitarisme dont l’histoire de cette société6 est, bien sûr, un élément très important. Ce ne fut qu’un an plus tard, en majeure partie à la suite de la publication de l’édition américaine de La route de la Servitude et bien plus encore de celle de ses extraits dans la version américaine du Reader’s Digest — que je commençai à donner des conférences, d’abord aux États-Unis puis dans le reste du monde, sur le thème de la Route de la servitude.

J’observai alors quelque chose de curieux dans mes déplacements aux États-Unis, puis sur le continent européen : dans presque toutes les villes que je visitais, un individu, un seul, venait me trouver après la séance pour me dire : « Vous savez, je suis complètement de votre avis mais, à ma connaissance, je suis la seule personne qui pense comme ça, et je suis bien content de rencontrer enfin quelqu’un qui partage cette conception libérale traditionnelle. »

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Le renard libre dans le poulailler libre

Pour ses opposants, le libéralisme est comparé à une volonté de laisser le « renard libre dans le poulailler libre ». Cette comparaison simpliste est profondément fausse pour plusieurs raisons, qui tiennent à l’incompréhension du sens de libéralisme ou de liberté.

« L’un des mythes français les plus tenaces consiste à considérer que la coopération sociale, c’est-à-dire en fait la coopération entre les individus, n’est pas possible si elle n’est pas organisée par le centre, c’est-à-dire par l’État. Seul, dit-on couramment, l’État est capable d’avoir une vision d’ensemble, une vision à long terme, seul il peut concilier des intérêts qui sont opposés et promouvoir par conséquent une vision du « bien commun ». Sans son intervention la société serait anarchique, elle conduirait à la guerre de tous contre tous, à la domination des forts sur les faibles, à cette étrange liberté du « renard libre dans le poulailler libre ». Ces vagues idées, indéfiniment ressassées, véhiculées dans l’enseignement français, reproduites par certains journalistes en mal d’imagination, sont en réalité fondées sur une confusion intellectuelle si patente qu’elle ne peut être que malhonnête. Elle consiste à assimiler l’existence d’inégalités entre les individus à l’existence d’effets de domination. » (Pascal SalinLibéralisme, 2000)

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Le libéralisme au XXè siècle

Sommaire de la page :

I. “Classical Liberalism in the Twentieth Century” écrit par Ralph Raico.

II. A propos de Le libéralisme américain écrit par Alain Laurent.

III. Quelques extraits du livre précédent.

Addendum.

I. “Classical Liberalism in the Twentieth Century”.

Tout d’abord, une traduction du texte de Ralph Raico (ci-contre) intitulé “Classical Liberalism in the Twentieth Century”, the Institute for Humane Studies (Université de George Mason).

1974, F.A. Hayek, alors à l’université de Salzbourg, reçoit la plus prestigieuse des récompenses de la profession : le Prix Nobel en sciences économiques.
1977, le Prix est gagné par Milton Friedman tandis que George Stigler, son ami et collègue à l’université de Chicago, va en être gratifié en 1982.
1986, le Prix échoit à James Buchanan, de l’Université de George Mason, un autre lauréat de Chicago.
[Et il y aura en 1991, R. H. Coase et en 1992, G. Becker].

Sauf peut-être parmi les suffragants malheureux, l’attribution de ces récompenses n’a pas donné lieu à controverse tant les contributions de chacun de ces intellectuels ont été essentielles et éclatantes pour la Science.

Mais un observateur qui se placerait dans une perspective historique et considérerait leurs apports, aurait tout lieu d’être surpris : tous ces hommes ont, d’une manière ou d’une autre, enseigné une philosophie politique qui, quelques décennies plus tôt, était entièrement discréditée – voire méprisée – par la plupart des intellectuels.
Cette philosophie, ce n’est rien d’autre que le libéralisme classique. Son avènement, sa chute, et sa renaissance constituent une histoire passionnante, qui mérite d’être racontée.

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Employment Is Not the Key to Economic Growth

The US unemployment rate stood at 4.3% in July against 4.4% in the month before. The number of unemployed stood at 6.981 million – an increase of 4,000 from June. A relatively low unemployment rate is considered by most experts as an important factor for economic growth.

This way of thinking based on the view that a reduction in the number of unemployed means that more people can now afford to boost their expenditure. As a result, economic activity follows suit. If unemployment is an important driving force of an economy then it is valid to conclude that changes in unemployment are an important causative factor of real economic growth.

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In truth, the main driver of economic growth is an expanding pool of real savings rather than the state of unemployment. Fixing unemployment without addressing the issue of real savings cannot lift the pace of economic growth as such.

According to Mises,

“The sine qua non of any lengthening of the process of production adopted is saving, i.e., an excess of current production over current consumption. Saving is the first step on the way toward improvement of material well-being and toward every further progress on this way.”1

La suite sur Von Mises Institute

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