L’économie politique en France : longtemps, l’école du communisme…

1. L’économie politique en France, hier.

Force est de constater que depuis le XVIIIème siècle, depuis l’émergence de l’économie politique dans l’éventail des sciences, celle-là a été oubliée en grande partie.

a. Étienne Bonnot de Condillac.

Faut-il rappeler, par exemple, Étienne Bonnot de Condillac (1714-1780), abbé de Mureau, philosophe, écrivain, économiste français et académicien.

Condillac a écrit un traité magistral, Le Commerce et le gouvernement considérés relativement l’un à l’autre, où il passe en revue de nombreux domaines de l’économie, du commerce et de leur rapport avec la politique.

Il étudie la valeur et en énonce le caractère subjectif,
défend la liberté économique et commerciale, notamment le libre échange, et
dénonce les dangers inflationnistes des manipulations monétaires.

Alternant descriptions théoriques et illustration par l’histoire comparée de quatre royaumes imaginaires (méthode hypothético-déductive),  parmi de nombreux autres domaines de l’économie et de ses rapports à la politique, Condillac y explique que :
– l’échange permet à chacune des deux parties d’obtenir une valeur plus grande de ce qu’il obtient que de ce qu’il cède ;
– les flambées de prix en cas de disette arrivent rarement dans les pays libres, mais plutôt dans les pays qui se barricadent derrière des barrières protectionnistes ;
– les impôts et les réglementations sont des fardeaux dont la multiplication affaiblissent l’économie ;
– les monopoles jaillissent souvent des contraintes réglementaires

et qu’il est alors bien difficile de revenir à une situation saine.

Au début du XIXe siècle, Antoine Destutt de Tracy a emprunté le terme d’idéologie à Condillac, son inspirateur principal, en prétendant fonder cette « science des idées » en se référant à la “méthode scientifique”.
Vers 1795, il avait fondé la société des idéologues, groupe de penseurs articulé sur l’idéologie.

b. Richard Cantillon.

L’ouvrage précédent de Condillac n’est pas sans rappelercelui, voisin, de Richard Cantillon (1680-1734), économiste irlandais qui passa la plus grande partie de sa vie à Paris, où il exerça la profession de banquier et  qui fit fortune grâce au système de John Law.

Les commentateurs de l’ouvrage intitulé Essai sur la nature du commerce en général, ont même été amenés à parler d’un effet économique, l’« effet Cantillon », qui résultait de sa lecture.

Selon cet effet, une injection de monnaie dans l’économie exerce un effet progressif et différencié sur les prix au fur et à mesure que la monnaie se propage par les échanges à partir du point où elle a été injectée.

Les commentateurs ont aussi retenu le rôle de l’entrepreneur dans la vie économique qu’avait mis en lumière Cantillon.

La suite sur le blog du Professeur Georges Lane

Advertisements

About ecoparis

Un groupe de chercheurs en économie autrichienne
This entry was posted in sciences économique, théories économiques. Bookmark the permalink.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s