La banque centrale face à la banque libre à réserve fractionnaire : une vision autrichienne. Par Jesús Huerta de Soto

Cet article sur la controverse entre la banque centrale et la banque libre à réserve fractionnaire a été publié originellement dans The Review of Austrian Economics, Vol. 8, No. 2 et peut être consulté en anglais sur le site du Mises Institute.

Jesús Huerta de Soto est un économiste espagnol représentant de l’école autrichienne, également docteur en droit, qui enseigne l’économie politique à l’Université Juan Carlos à Madrid, en Espagne. Il a dédié cet article à James M. Buchanan, en gratitude pour l’avoir publiquement défendu et soutenu lorsqu’il a mis en avant les idées les plus importantes contenues dans ce document lors de la conférence régionale de Société du Mont-Pèlerin qui a eu lieu à Rio de Janeiro, en septembre 1993. L’auteur a tenu à remercier le regretté Murray N. Rothbard, qui a pris beaucoup de peine pour rendre l’exposition plus agréable à lire, ainsi que deux relecteurs anonymes, pour leurs remarques détaillées et constructives.

Traduit par Marc Lassort, Institut Coppet


La théorie de la monnaie, du crédit bancaire et des marchés financiers constitue le défi théorique le plus important pour la science économique aux prémisses du XXIe siècle. En fait, il n’est pas exagéré de dire que puisque que « l’écart théorique » représenté par l’analyse du socialisme a été rattrapé, le champ d’étude le moins connu et pourtant le plus important est le champ monétaire. Comme l’a énoncé correctement Friedrich A. Hayek[1], les erreurs méthodologiques, le manque de connaissances théoriques et en conséquence la coercition systématique de l’État triomphent dans ce domaine. Le fait est que les relations sociales dans lesquelles la monnaie joue un rôle sont de loin les plus difficiles et les plus abstraites à comprendre ; je veux dire par là que la connaissance sociale tacite ainsi générée est la plus générale, la plus complexe et la plus difficile à définir. Cela explique pourquoi la coercition systématique pratiquée par les États et les banques centrales dans ce domaine est de loin la plus préjudiciable et la plus dommageable. En outre, le retard intellectuel dans la théorie bancaire et monétaire a eu des effets sérieux sur l’évolution de l’économie mondiale. En dépit de tous les sacrifices que nous avons faits pour réorganiser les économies occidentales après la crise des années 1970, les mêmes erreurs résultant d’un manque de contrôle financier et monétaire ont encore été commises, conduisant inexorablement à l’apparition d’une nouvelle récession économique mondiale d’une magnitude considérable.

La suite sur l’Institut Coppet

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Un groupe de chercheurs en économie autrichienne
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