Effets Cantillon et fluctuations de marché : Prologue

Les événements récents et l’intensification de la crise posent un certain nombre de questions auxquelles je vais essayer de répondre dans une série d’articles. Il s’agit d’essayer de comprendre sur quelles bases on justifie habituellement le modèle financier et bancaire actuel. Pour ce faire, il est nécessaire d’expliquer quel est le fondement théorique sur lequel s’appuient des politiques monétaires basées sur la création monétaire et l’aide au système bancaire.

Les banques centrales s’inspirent toutes d’un outil analytique basique de la théorie économique pour élaborer leurs politiques monétaires. Il s’agit de la théorie quantitative de la monnaie. Selon cette théorie, le niveau des prix dépend de la quantité de monnaie offerte sur le marché.

Cette relation entre prix et monnaie a été initialement observée par Nicolas Copernic (1473-1543), Martin de Azpilcueta (1493–1586), et Jean Bodin (1530-1596) lors de l’afflux massif en Europe de métaux précieux venus des Amériques au XVIème siècle. L’abondance soudaine d’or et d’argent avait conduit à une hausse apparemment généralisée des prix partout en Europe. Cependant, les auteurs mentionnés se sont aperçus à l’époque que la hausse des prix variait en intensité selon la quantité relative de métaux d’un marché à l’autre. Les marchés ayant reçu plus d’or et d’argent, tels que l’Espagne et le Portugal, présentaient une inflation des prix plus accélérée que d’autres pays ayant eu un accès plus difficile à cette manne métallique, comme ce fut le cas des pays du Nord de l’Europe.

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Un groupe de chercheurs en économie autrichienne
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One Response to Effets Cantillon et fluctuations de marché : Prologue

  1. lane says:

    L’auteur écrit :

    “Cette relation entre prix et monnaie a été initialement observée par Nicolas Copernic (1473-1543), Martin de Azpilcueta (1493–1586), et Jean Bodin (1530-1596) lors de l’afflux massif en Europe de métaux précieux venus des Amériques au XVIème siècle.
    L’abondance soudaine d’or et d’argent avait conduit à une hausse apparemment généralisée des prix partout en Europe.
    Cependant, les auteurs mentionnés se sont aperçus à l’époque que la hausse des prix variait en intensité selon la quantité relative de métaux d’un marché à l’autre”.

    La théorie de la quantité de monnaie n’est pas la théorie autrichienne de la monnaie:

    « Les prix ne sont pas mesurés en monnaie, ils consistent dans de la monnaie. »
    écrivait Ludwig von Mises en 1953, p.664.1
    1 Mises, L. von (1953), « Remarques sur le traitement mathématique des problèmes de l’économie politique », Studium Generale, décembre, pp. 662-665, traduit de l’allemand par François Guillaumat. https://docs.google.com/document/d/14PCuH7LhitB7CAhRX7mjn8FOrKaEAL7LMgWMMtUsXEQ/edit

    A fortiori, les banquiers centraux qui laissent de côté la question des prix en monnaie pour ne s’intéresser qu’aux quantités de marchandises qu’ils imaginent à partir de théories macroéconomiques, sont ignorants de la théorie de la monnaie…

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