L’Économie politique en une leçon, Henri Hazlitt

l y a toujours eu deux écoles en économie politique ; celle qui explique en termes simples des choses difficiles, et celle qui explique en termes difficiles des choses simples. La seconde donne aux ignorants une impression de profondeur. Mais l’avenir appartient à la première. C’est de celle-ci que se réclame M. Hazlitt.

Il constate dans ce livre que dans tous les grands pays industriels s’est formée et largement répandue une doctrine économique qui consiste essentiellement à systématiser les exigences particulières des principaux groupes économiques plutôt qu’à élucider les intérêts généraux et permanents de la communauté. Syndicats patronaux, syndicats ouvriers, industriels et agriculteurs exposés à la concurrence étrangère, tous réclament successivement au nom de leurs intérêts limités l’intervention de l’État. L’État lui-même cherche à satisfaire les électeurs des partis momentanément au pouvoir plutôt que les besoins à long terme de la masse des citoyens. Cet état de choses s’observe dans presque toutes les nations. Il est peut-être inévitable politiquement. Et c’est là tout le drame. Toujours est-il que cette situation a suscité une étrange floraison de sophismes économiques qui s’expriment à peu près dans les mêmes termes dans les langues les plus diverses. Ils ont trouvé parfois pour les défendre des avocats de grand talent dont Maynard Keynes est de nos jours le plus universellement célèbre.

Ce sont ces sophismes que dénonce M. Hazlitt.

Avec quelle limpide clarté il en démontre les faiblesses, le lecteur s’en apercevra en parcourant ces pages à la fois profondes et lumineuses. Qu’il s’agisse du « plein emploi », de la soi-disant nocivité de l’épargne, de la course aux exportations (associée à la terreur des importations), des travaux publics considérés comme remède au chômage, de la fixation des prix par l’autorité, ou de l’octroi d’un salaire minimum, l’auteur à propos de chacun de ces « slogans » fait toucher du doigt les conséquences des politiques qui s’en inspirent. Leur effet le plus évident est la restriction de la production, alors que seul l’accroissement de celle-ci peut favoriser le bien-être général.

Un des meilleurs chapitres est consacré à l’épargne. Beau sujet qui depuis quinze ans sous l’impulsion de Keynes a soulevé les plus confuses et les plus puériles querelles de mots. On verra dégonflés de main de maître tous ces ballons qui, surtout en Angleterre et en Amérique, ont eu un grand succès et ont fortement influencé la politique financière.

La suite sur le site d’Hervé de Quengo

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Un groupe de chercheurs en économie autrichienne
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