Les néoclassiques : la première mathématisation de l’économie

Les classiques envisageaient l’économie comme une science humaine. Les néoclassiques vont en faire une science mathématique. Il n’y aura pas ici d’équations, ni de graphiques. Il ne s’agit pas d’expliquer en long et en large la théorie néoclassique. Mais de décrire son approche, et son influence dans le débat économique.

Ce sont William Stanley Jevons, en 1871, et Léon Walras en 1874, indépendamment l’un de l’autre, qui ont mené cette première mathématisation de l’économie. Le premier à Cambridge, le second à Lausanne, d’où les appellations d’École de Cambridge et d’École de Lausanne pour désigner leurs successeurs. Pour l’école de Cambridge, la principale figure après Jevons fut Alfred Marshall, et pour celle de Lausanne Vilfredo Pareto. Cependant, le précurseur de l’approche mathématique, bien qu’il n’ait pas donné naissance à un courant en économie, est le mathématicien français Augustin Cournot, notamment dans ses Recherches sur les principes mathématiques de la théorie des richesses, en 1838.

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Un groupe de chercheurs en économie autrichienne
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