Monnaie, méthode et marché

Les fondations des sciences sociales modernes ont été posées au XVIIIe Par ailleurs la croyance dominante dans le champ de l’action humaine était que l’on ne peut utiliser de critère autre que celui du bien et du mal. Si une politique ne parvenait pas à sa fin, son échec était attribué à l’insuffisance morale de l’homme ou à la faiblesse du gouvernement. Avec des hommes bons et des gouvernements forts tout semblait possible. siècle. Jusqu’à cette époque nous ne trouvons que l’Histoire. Bien sûr les écrits des historiens sont pleins d’insinuations qui prétendent valoir pour toute action humaine quels que soient le moment et le milieu, et même quand ils ne mettent pas en avant de telles thèses ils basent forcément leur compréhension des faits et leur interprétation sur des hypothèses de ce type. Mais aucune tentative n’était faite pour clarifier ces suppositions implicites par une analyse spécifique. Puis, au cours du XVIIIe Depuis l’époque de Cantillon, de Hume, des Physiocrates et d’Adam Smith, la théorie économique a fait des progrès continus — bien que non constants. Au cours de ce développement elle est devenue bien plus qu’une théorie du fonctionnement du marché dans le cadre d’une société basée sur la propriété privée des moyens de production. C’est depuis un certain temps une théorie générale de l’action humaine, des choix et des préférences des hommes. siècle, survint un changement radical. Les fondateurs de l’économie politique découvrirent une régularité dans le fonctionnement du marché. Ils découvrirent qu’à tout état du marché correspondait une certaine structure de prix et qu’une tendance à restaurer cet état se manifestait à chaque fois que quelque chose essayait de la modifier. Cette prise de conscience ouvrit un nouveau chapitre dans les sciences. Les gens se mirent à comprendre avec étonnement que les actons humaines pouvaient être un objet d’étude de points de vue autres que celui du jugement moral. Ils furent obligés de reconnaître une régularité qu’ils comparèrent à celles dont ils avaient déjà l’habitude dans le domaine des sciences de la nature.

La suite sur l’Institut Coppet

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Un groupe de chercheurs en économie autrichienne
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