De l’aventure du Colloque Lippmann au « néo-libéralisme » selon Michel Foucault.

 

En août 1938 un riche et talentueux journaliste américain réunit 26 intellectuels européens à Paris pour une rencontre qui devait porter son nom : le Colloque Walter Lippmann. Le but n’était rien moins qu’une refondation du libéralisme. Le terme « néolibéralisme » a été formé au cours de ce colloque pour désigner une troisième voie entre le capitalisme « débridé » et les socialismes de l’époque. Certains s’y opposèrent d’emblée (Ludwig von Mises, Friedrich Hayek), d’autres firent évoluer le concept vers l’ordolibéralisme en Allemagne (Wilhelm Röpke, Alexandre Rustow), vers la démocratie chrétienne en Italie (Luigi Einaudi) et le néoconservatisme aux États Unis. Le paradoxe est que le terme néolibéralisme, sert maintenant à désigner « tout ce qui est mal », au point de devenir péjoratif – sauf pour un formidable représentant de la pensée postmarxiste, Michel Foucault. Celui-ci verra dans le néolibéralisme un mécanisme de défense contre l’oppression. C’est sur cette histoire, qui est celle du libéralisme moderne, et sur ces paradoxes que portera l’intervention de Christian Michel.

 

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Un groupe de chercheurs en économie autrichienne
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