En économie, je suis Autrichien

Cet article est basé sur une conférence donnée par l’auteur le 12 septembre 2011 à Munich. Il développe les points suivants :

— L’échec des « liquidationnistes » à venir à bout de la Grande dépression du début des années 1930 a ouvert la voie à une ère d’interventionnisme économique. Les macroéconomie et finance modernes ont été bâties sur la croyance que nous pouvions prévoir avec certitude le futur. Mais la crise actuelle nous apprend que nous vivons dans un monde d’incertitude de Knight, où les « inconnues inconnues » dominent et où nos plans pour le futur sont régulièrement contrariés par des événements imprévus et imprévisibles.

— Dans un monde d’incertitudes de Knight, les investisseurs et les institutions financières ont besoin de plus de marges pour faire face aux imprévus, i.e. plus de fonds propres et moins d’utilisation d’effets de levier

— Dans un monde où les marchés ne sont pas parfaitement liquides mais où ils peuvent se figer dans des accès de panique, les institutions financières et les investisseurs ont besoin de plus de liquidités.

— La législation peut nous aider à atteindre ces deux objectifs, mais elle doit avoir conscience de ses limites. Tout d’abord, les entreprises doivent être incitées à avoir des pratiques raisonnables. La meilleure motivation est de rendre possible la faillite. Nous avons donc besoin d’un système de liquidation des entreprises financières rapide et efficace.

— Dans un monde où les agents économiques n’ont qu’une vision imparfaite du futur et ne se comportent pas toujours de manière rationnelle, dans un monde où les marchés ne sont pas forcément efficients, nous devons accepter le fait que les politiques économiques ne peuvent faire disparaître les cycles.

— Pour nous autres économistes, la principale leçon des événements récents est que nous devons moins nous appuyer sur des théories déductives (comme les sciences physiques) et plus sur l’induction (comme les sciences sociales). L’incapacité à étudier l’histoire nous conduit à répéter les erreurs du passé.

 

La suite sur l’Institut Coppet

Advertisements

About ecoparis

Un groupe de chercheurs en économie autrichienne
This entry was posted in Economie Autrichienne and tagged . Bookmark the permalink.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s