La Théorie dite autrichienne du cycle économique: Ludwig Von Mises

[Note d’Hervé de Quengo : le texte original, en français, donne « Ludwig Mises » comme auteur. C’est le nom sous lequel Mises avait publié ses écrits en Autriche entre les deux guerres mondiales, les titres de noblesse autrichiens ayant été abolis par la loi après la Première Guerre Mondiale (son nom complet étant « Ludwig Elder von Mises »). Il reprit « Ludwig von Mises » (qu’il utilisait avant 1919) comme nom d’auteur après avoir quitté Vienne (mais cependant pas pour cet article). En Amérique, il continua à utiliser « Ludwig von Mises » pour ses ouvrages, afin d’éviter des confusions laissant croire à deux auteurs différents, mais n’utilisait plus sa particule dans la vie courante. D’après les indications figurant dans « Mises: an annotated biography », ouvrage compilé par B. Bien Graves et R. W. Gee et publié par la Foundation for Economic Education en 1993]

Il est aujourd’hui courant dans la science économique de parler de la théorie autrichienne du Cycle économique. Cette désignation est extrêmement flatteuse pour nous autres économistes autrichiens et nous apprécions fort l’honneur qui nous est ainsi fait. Il en est toutefois de l’explication moderne des crises économiques comme de toute autre contribution scientifique : elle ne saurait être l’œuvre d’une seule nation ; de même que les autres éléments de nos connaissances économiques présentes, cette conception est le fruit de la collaboration mutuelle des économistes de tous les pays.

L’explication des fluctuations des conjonctures par des causes d’ordre monétaire ne date pas d’aujourd’hui. L’école anglaise dite la Currency School avait déjà tenté d’expliquer la hausse par l’extension des crédits résultant de l’émission des billets de banque sans couverture métallique. Elle n’avait pas su voir cependant que les comptes en banque dont on peut disposer à tout moment au moyen de chèques, c’est-à-dire les comptes-courants, jouent le même rôle exactement, dans l’octroi de crédits, que les billets de banques, et que l’extension du crédit peut résulter par suite non seulement de l’émission de billets de banque en surnombre, mais tout aussi bien de l’ouverture de comptes-courants en nombre excessif. C’est parce qu’elle a méconnu cette vérité, que la Currency School a cru qu’il suffirait, pour éviter le retour des crises économiques, d’édicter une législation restreignant l’émission de billets de banque sans couverture métallique, mais en ne réglementant pas l’extension du crédit par le moyen des comptes-courants. La loi bancaire de Peel de 1844, de même que toutes les lois analogues d’autres états, n’ont pu par suite aboutir au résultat voulu. On en a tiré à tort la conclusion que la tentative de l’école anglaise pour expliquer les fluctuations des conjonctures par des raisons monétaires avait été démentie par les faits.

La suite sur le Site d’Hervé de Quengo

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Un groupe de chercheurs en économie autrichienne
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