Malinvestissement

La réglementation fiscale et sociale a pour but dans les esprits bureaucratiques de reconstruire selon leurs propres règles. Le Gouvernement intervient sur l’économique, perturbe les lois naturelles, dénature les comportements et légifère de nouveau pour redresser ce qu’il a dérangé et ceci jusqu’à la crise.

Depuis 2008, les dispositions qui ont vu le jour se résument à une fiscalité toujours plus lourde pour compenser des dépenses publiques chaque jour plus importantes.

Plus d’impôt, plus de charges aux seules fins de redistribuer en étouffant ce qu’il reste d’initiative.  Mais les pouvoirs publics n’en restent pas là, il faut aussi, ordonner, organiser les entreprises « qui ne sauraient sans cela se gérer toutes seules ». Le CICE en est la preuve flagrante.

Depuis quelques années, l’informatique aidant, l’Etat a transféré le travail de ses troupes vers les entreprises sous couvert de simplification informatique.. Les charges d’origine bureaucratiques  qui ne se voient pas parce que non chiffrées, non évaluées, c’est l’impôt déguisé par excellence à l’instar des corvées obligatoires et gratuites dans les pays totalitaires. Elles s’épanouissent comme jamais.

On parle de simplification et pourtant la taxe professionnelle qui se faisait par voie de rôle dans des temps plus cléments où l’administration assurait un vrai service public, le contribuable n’avait plus qu’à payer au vu du chiffre en bas à droit du rôle (le rôle c’est la feuille d’impôt).

Cet impôt devenu “Contribution économique territoriale- CET”  est devenu une usine à gaz pour laquelle vous devez faire vous-même la démarche de saisie et si vous déléguer un mandataire, il vous faudra remplir un document à destination de l’administration fiscale pour l’en autoriser.

Comme l’impôt se déclare sur votre site, le mandataire devra y accéder avec votre code. S’il a trois cent mandants, il lui faudra gérer 300 codes et accéder à trois cent « espaces » différents. Pour résumer, là où il fallait une journée, on doit passer quinze jours.

Les déclarations sociales devaient se faire sur la base du principe du guichet unique, on aboutit à la déclaration des salariés à l’Urssaf, aux caisses de retraites et aux organismes de prévoyance. Trois fois le même pénible travail de recopie. Il s’agit de recopier des codes abscons à l’usage des bureaucrates de l’INSEE et autres officines aussi inutiles que coûteuses. Ce travail se substitue dans l’esprit de l’entrepreneur à sa vraie fonction, celle de faire croître son affaire et de réaliser les choix judicieux qui conduise à la croissance de son entreprise.

Il est vrai que ces tracasseries administratives qui rongent l’entrepreneur sont inversement proportionnelles à la taille de l’entreprise. Plus l’entreprise est  petite plus la charge est lourde par l’absence des moyens appropriés. Mais la petite entreprise  a pour vocation de grandir et de s’imposer sur un marché national puis international pour certaines d’entre elles. C’est chose impossible dans ce contexte.

Il y a dans la simplification administrative matière à réforme sans aller chercher trop loin. On aboutirait à une économie de temps, d’argent et à une allocation des ressources vers de véritables investissements.

Il faudrait relire la bureaucratie et l’action Humaine de Ludwig Von Mises.

Maximilien Lambert

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Un groupe de chercheurs en économie autrichienne
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